CONNAISSANCE DE SOI – PEINTURE THÉRAPEUTIQUE par Geneviève MAYEUR

ATELIERS MIROIR DE L’ÂME – MAGIE DE LA COULEUR

« Notre pinceau est l’image de notre âme,
nous peignons à l’image de ce que nous sommes »
Margarethe Hauschka

Imaginez-vous, vous poser deux heures, devant une feuille blanche, régulièrement pour des rendez-vous personnels ! comme d’autres font du sport un bien-être, une règle de vie saine et essentielle.

La feuille blanche miroir de votre âme
La feuille de papier est mouillée, les couleurs sont de pigments végétaux,
Le pinceau est quant à lui le prolongement de votre âme .

Une rencontre avec soi- même va s’initier telle une danse où tour à tour – intérieur et extérieur – vont danser les pas à l’unisson de qui nous sommes … dans l’instant présent, forts de l’expérience de notre passé, pour en faire devenir notre futur. La magie ne s’opère pas toute seule, faut-il encore le vouloir , le désirer, être acteur de ce qui peut, qui va se dérouler dans cette ambiance colorée.

Assis à une table partageant le sentiment des couleurs qui vont se diffuser sur la feuille…
Des coupelles dans lesquelles les dissolutions de peinture que nous préparons, selon l’humeur du jour,

selon les besoins de notre âme .

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UN TROTTOIR ET QUELQUES HERBES par Laurent HELLOT

Un trottoir et quelques herbes, dans une palette de gris et de vert.
Un trottoir et quelques herbes qui restent identiques, été comme hiver.
Un trottoir et quelques herbes qui semblent perdus dans cet Univers.

Il y a d’abord cette bordure de granit, constellée d’autant d’éclats que la Terre lui a donné, brillante et lisse à la fois, dans un mélange de variété et de cadre parfait ; la Nature qui aurait été mise au carré. Il y a ensuite ce caniveau, ce dégorgeoir, ce torrent pour orage d’un soir. Sa surface angulaire lui donne l’impression d’être en même temps un mur et un sol, ni droit, ni couché, à la fois repoussoir et lit dégagé.
Il y a enfin ce trottoir, jonché de débris et d’un aplat approximatif, conçu pour guider et pour protéger, mais qui parfois ne sert qu’à canaliser, restreindre et limiter, les courses, les sauts, les danses, qui ne doivent en aucun cas déborder.
Et puis cet éclat, cette touffe, cette anomalie dans l’esbroufe qui choisit là, ce lieu minéral et froid pour imposer sa végétation de bon aloi ; cette masse hirsute où le fouillis le dispute à la diversité infinie, de verdure, de nervures, de posture en vrac, en apparente attaque contre l’aplat réglementé, la norme imposée, la ligne droite tracée.

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